Si l’on demande à un élève ce qu’il éprouve lorsqu’il pense à l’école, il y a de fortes chances que le stress fasse partie « du top 3 » des réponses données.

Le stress  est en lien étroit avec la peur

La peur est à l’origine bénéfique. Elle représente un système d’alarme qui nous permet de réagir en cas de danger. Son intensité doit être ni trop faible si on veut pouvoir agir ni trop élevée sous peine d’être paralysé par la panique. Une peur normale a « une intensité proportionnelle au danger : elle permet ainsi d’agir de manière adaptée » (Christophe André, psychologie de la peur).

Une peur devient pathologique si « l’alarme est mal réglée » et se déclenche « pour des seuils de dangerosité trop bas ».  Elle  apparaît alors qu’il n’y a pas de réel danger et sa fréquence est épuisante pour celui qui la subit.  Un élève qui  est dans un stress permanent se retrouve dans ce cas.

Comment apparaît le stress ?

Le stress est un mot à l’origine anglais qui n’a pas d’équivalent en français. Il désigne « un état de détresse par rapport à la dureté de la vie et  l’adversité » ( Dominique servant, Gestion du stress et de l’anxiété)

En effet, nous sommes en relation permanente avec notre environnement. Ce dernier exerce sur nous des demandes et des contraintes. Le stress apparait lorsque je crois ne pas avoir les ressources nécessaires pour  répondre à ce qu’on me demande.

Je parle bien de croyances. Le stress provient de la perception qu’à l’individu de ses capacités à gérer les exigences qu’on lui demande. Le stress appartient au monde des émotions, il est donc tout à fait subjectif.

Il est donc inutile de dire à un enfant : « je ne comprends pas pour quoi tu stresses » puisque le stress  provient d’un déséquilibre entre ce qui est demandé et ce que la personne pense pouvoir réaliser. Chaque personne a sa propre capacité maximale d’absorption qu’on appelle CMA. Celle-ci dépend de l’intensité du stress et de sa durée.

Vous vous doutez donc que moins votre enfant à confiance en lui, moins il sera en capacité de gérer son stress

Les différents types de causes du stress

  • Stresseurs internes qui dépendent de nous et de l’estime que j’ai de moi-même. Le stresseurs externes que lesquels on ne peut pas agir .
  • Stress positif qui est source de motivation et de créativité. Il nous aide à être productif et le stress négatif qui nous paralyse et est donc contre-productif
  • Stress aigu qui arrive de manière ponctuelle et le stress chronique qui lui est constant

Les conséquences  du stress

Un stress mal maîtrisé et qui dure a des conséquences néfastes.

Lorsqu’un individu stresse, il libère du cortisol produit par les glandes surrénales . Ce cortisol qui reste très longtemps dans le corps finit, à haute dose, par  épuiser la personne. C’est un cercle vicieux : plus vous produisez du cortisol, plus vous êtes énervé et plus vous stressez .

Le stress a alors une influence sur le système immunitaire qui devient moins performant.

3 phases peuvent être observées 

La phase d’alarme. C’est la première étape. Le sujet tente de mobiliser les ressources nécessaires.

La phase de résistance : si le stress persiste, la personne va vivre dans un état de stress permanent

La phase d’épuisement : c’est ce qu’on appelle le burn-out. Le corpas n’est plus capable de faire face et a « brûlé »littéralement toute son énergie.

Comment faire face ?

Lorsque vous stressez une évaluation face à ce stress va se faire en deux temps :

  • Une évaluation primaire : rapide automatique, informe si la situation est « dangereuse ou non. C’est lors de cette évaluation. Cette évaluation détermine donc le stress perçu et plus généralement « la qualité et l’intensité de l’émotion » (Paulhan 1992 : 549) ressentie.
  • Une évaluation secondaire : la personne en état de stress va rechercher les ressources qu’elle a en elle pour faire face à ce danger
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En coaching, nous ne pouvons pas agir sur les stresseurs ( cause du stress) et sur l’évaluation primaire. Mais nous pouvons aider toute personne lors de l’évaluation secondaire : soit en arrivant à diminuer l’intensité du stress pour se rendre compte qu’il ne constitue pas de menace ou en mettant en place des stratégies pour découvrir des ressources qui permettront de gérer le stress. Il s’agira donc de travailler sur les croyances limitantes, la confiance en soi et les besoins.

Pour construire cet article je me suis appuyée sur:

  • ma formation de linkup coaching
  • Psychologie de la peur, Christophe André
  • Gestion du stress et de l’anxiété, Dominique Servant